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Le Burkina-Faso vu par...


Alice Chaudemanche
Ecole Normale Supérieure de Lyon

Dans un pays où l’on dit Bonsoir à partir de l’après midi, sans chercher midi à quatorze heure disons qu’il y a des différences dans la familiarité. On m’avait dit redit et répété « Burkina Faso » ça veut dire « Pays des hommes intègres », c’est beau. Mais surtout je savais que Burkina Faso est un nom forgé à partir du moré et du dioula, je trouvais ça encore plus beau cette rencontre des langues pour nommer un pays où le français est langue officielle. D’ailleurs je ferais remarquer que les Burkinabè parlent un français souvent plus exact et plus soutenu que le notre (j’ai dit « bonne journée » à la boulangère à Paris, elle n’a pas répondu « pareillement », elle, elle n’a même pas répondu).
J’ai écrit ailleurs que de la France au Burkina-Faso sur la carte cela ressemblait à une ligne allant d’un point A à un point B, mais qu’il y a beaucoup de pointillés dans l’alphabet du voyage, et dans les pointillés, la surprise. J’aurais pu dire aussi : dans les pointillés, les rencontres.
J’ai d’abord rencontré beaucoup de beau monde à l’hôtel Laïco et dans quelques- unes des réceptions auxquelles j’ai été invité, je n’ai pas toujours été à l’aise, je n’ai pas toujours su faire avec cette socialité, mais j’ai été très honorée qu’on m’y fasse une place, même un peu décalée.
J’ai ensuite rencontré le visage d’une ville éclairée en son centre par les lampions du festival, avec des recoins sombres, la poussière orange de sa terre dont l’empreinte sur mes chaussures blanches suit encore mes pas. Ouagadougou s’étale, sur le bord des routes des vendeuses de fruits, des vendeurs de sachets d’eau, de cigarettes, de cartes téléphoniques, des baraques, à certaines heures partout l’odeur des brochettes dont la fumée souffle dans l’air chaud. Des maquis où boire de la Brakina (bière locale) j’ai regardé les deux roues se sortir habilement de configurations en apparence insolubles sans percuter aucune voiture aucun vélo pas même cette petite silhouette qui traversait là-bas.
Mon regard a rencontré celui de tous les artistes qui ont projeté leurs films au Fespaco. Les photos que j’ai ramenées, les souvenirs que j’ai, se mêlent à toutes les images qui, sur les écrans, ont nourri mon séjour d’autres voyages.
Ces images restent. Par son festival de cinéma, Ouagadougou m’a présenté l’Afrique à travers ses films, ceux par lesquels elle se représente. Je lui rendrai à nouveau visite. Le Burkina n’est pas seulement le pays des hommes intègres, il invite et intègre. Une après-midi, je reviendrai lui dire bonsoir.


AC/PJ

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