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C'est vrai, on peut ne pas aimer Blaise Compaoré !


Il aura donc fallut une amitié de près de trente ans, un engagement de plus de vingt ans,et la relecture des 100 numéros de Burkina Faso Info, pour que je prenne enfin conscience du fait que l’on pouvait ne pas aimer Blaise Compaoré…
Regardez, en effet, ce qu’il a fait de son pauvre pays, ruiné par des révolutions, enclavé,défavorisé par son environnement…
Le voici classé par Transparency International dans le top dix des pays les moins corrompus,le premier et seul pays de l’espace UEMOA, et le 3ème de l’espace CEDEAO après le Cap Vert et le Ghana.
Quant aux conclusions de « Doing Business », elles sont claires et nettes, le Burkina Faso a l’environnement d’affaires le plus attractif parmi des pays de la zone OHADA, et il est considéré comme le 6ème meilleur réformateur mondial !
Et voilà que même Reporter Sans Frontière s’y met, en faisant passer le Burkina Faso de la 85ème place en 2002 à la 57ème en 2008. Soit un bond de 28 rangs sur 175 pays étudiés.
Il n’est ainsi plus devancé sur le continent que par des pays tels que le Ghana ou l’Afrique du Sud ! Et bien mieux placé que certains pays européens…
Quant au sérieux quotidien français « Le Monde » du 17 avril 2010, il soulignait que le Burkina Faso serait un des rares pays à avoir une croissance positive de près de 6% cette année ! Même analyse dans le non moins sérieux « Figaro », son concurrent, du 10 septembre 2010.
Tout cela confirmé par le FMI, et la revue "Challenges" qui, elle, va jusqu’à considérer que le Burkina Faso comme le seul pays francophone, avec huit autres anglophones sur le Continent, à réunir les conditions pour faire partie des pays émergents et devenir bientôt « la Corée du Sud africaine ».
Et comme si cela ne suffisait pas l’indice Ibrahim, publié par la Fondation Mo Ibrahim sur la gouvernance africaine, classe le Burkina 18ème sur 53 pays dans sa récente évaluation du 4 octobre 2010, celui-ci affichant ainsi l’une des meilleures performances en matière de progression en passant de la 27ème place en 2009 à la 18ème cette année.
Même l’hebdomadaire américain Newsweek s’en mêle en classant le Burkina Faso dans les 100 premiers pays du monde où il fait bon vivre. Un classement basé sur cinq critères de performance : l’éducation, le système de santé, la qualité de vie, le dynamisme économique et l’environnement politique. Au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Burkina Faso se permet d’occuper le 1er rang parmi ses voisins francophones.
Et comme manifestement le Président Compaoré n’a pas grand-chose à faire, il s’occupe de pacifier et de régler les conflits des autres, des Touaregs, du Togo, du Niger, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée… Sans parler des libérations d’otages italiens, canadiens, espagnols…
Toutes opérations menées avec efficacité et discrétion absolues !
D’aucuns diront que le Président Burkinabè se mêle de ce qui ne le regarde pas, oubliant sans doute que l’enclavement du Pays des Hommes Intègres le place au coeur de tous les menaçants conflits…des autres !
Oui, vraiment, si j’étais un opposant professionnel ou institutionnel je haïrais Blaise Compaoré dont les réussites, insolentes, démentent depuis 20 ans toutes mes prévisions apocalyptiques !
Mais si j’étais un simple citoyen burkinabè mon choix serait vite fait, et mon pari sur l’avenir serait gagnant à court, moyen ou long terme, car, fatalement, ces nombreuses réussites portent et porteront des fruits dont tout le monde profitera !
Mais voilà, je ne suis qu’un modeste observateur éclairé, un vieux blanc au coeur noir, qui ne peut que constater, à travers quelques exemples parmi tant d’autres, que le Burkina Faso, grâce à Blaise Compaoré, a su conjuguer la bonne gouvernance économique et financière avec la bonne gouvernance morale basée sur les droits de l’homme. Qu’il a su apporter une réponse à l’hémiplégie dont sont trop souvent atteints les états en voie de développement qui tentent d’être bons gestionnaires certes, mais font parfois fi de l’humanisme et de l’éthique dans le domaine de la pratique gouvernementale et des libertés publiques !
Alors, pour le bien de tous, laissons du temps au temps !

Et gageons que, dans leur légendaire sagesse, les burkinabè donneront à l’artiste celui de parachever son oeuvre…


Jean R. Guion
Président du CISAB

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