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Les « Révélations » de Prince Johnson


Radio France Internationale nous avait habitués à mieux, et à plus sérieux?
Les « révélations », exclusives, excusez du peu, de Prince Johnson relèvent-elles du domaine journalistique, ou participeraient-elles, volontairement ou non, à la manipulation, à la désinformation, voir à un militantisme de bas étage?
Eu égard au récent choix éditorial d’offrir une tribune aux accusations du tortionnaire libérien Prince Johnson, sous couvert d’« exclusivité », nous sommes sérieusement en droit de nous étonner.

Le 25 octobre dernier, celui qui avait demandé, organisé et filmé l’horrible exécution de Samuel Doe en 1990, s’est livré à quelques confidences désintéressées( ?) auprès de journalistes de RFI.
De manière tout à fait préméditée, il est revenu sur la mort de Thomas Sankara, quelque vingt et un ans après les faits.
Il a déclaré avoir séjourné sur le territoire burkinabè entre 1985 et 1987, en compagnie d’une petite troupe de rebelles libériens peu aguerris qu’il dirigeait à l’époque.
Une bien étrange proposition lui aurait alors été formulée : « Blaise Compaoré nous a demandé de l’aider à évincer Sankara. Il avait le contrôle des Forces spéciales chargées de la protection du chef de l’État, il était très facile d’infiltrer ces dernières. J’ai pris le commandement du groupe et préparé l’attaque. Nous avons fait l’opération ensemble. »

Même Smith et Jaffré n'y croient pas!
Comment RFI, au mépris des rè gles élémentaires du métier, a-t-elle pu laisser passer un tel sujet ? Même son ancien correspondant dans la région, Stephen Smith pour ne pas le nommer, qu’on ne peut vraiment pas soupçonner d’accointance avec Blaise Compaoré, s’en est étonné?
Même le biographe de Thomas Sankara, Bruno Jaffré, a pris ses distances avec ces allégations « spontanées ».
Dès lors que ces fervents militants du « sankarisme » refusent de cautionner publiquement ce type de déclarations, chacun peut estimer en conséquence la réelle valeur des propos tenus par le mercenaire Johnson.

Mission commande et fond de commerce...
En fait Prince Johnson n’est que l’instrument d’une campagne visant à nuire à la démocratie burkinabè en essayant de porter atteinte à l’intégrité morale de son président élu Blaise Compaoré.
L’objectif de ces pseudos-révélations est en réalité très simple. Il s’agit de tenter de relancer un dossier clos au terme d’une longue instruction par l’Organisation des Nations Unies (en avril 2008) et apaisé après les cérémonies du 15 octobre 2007. Car, hélas, il faut bien le dire en ces termes, le défunt Thomas Sankara est très cyniquement devenu un fond de commerce pour bien des activistes d’une idéologie radicale, manichéenne et, donc, simpliste.

Responsabilité et crédibilité?!?
Nous ne pouvons que déplorer profondément cette falsification de l’Histoire et ne pouvons que rappeler à nos confrères de RFI combien l’écoute, dont cette noble antenne peut se prévaloir en Afrique de l’Ouest, devrait les conduire à mesurer pleinement leurs responsabilités.
Raviver, sans aucun fondement, des clivages passés lorsqu’un pays consolide son unité constitue une grave entrave au développement des Nations que l’on dit encourager… et décrédibilise sa mission première, informer !


Jean R. Guion
Président du CISAB

Andris Piebalgs, Commissaire européen en charge du Développement

qui a rappelé : « le rôle central du Burkina Faso dans le maintien de la sécurité régionale – et le développement local » et de préciser « Dans notre revue à mi-parcours, le Burkina a reçu la note la plus élevée de tous les pays et nous pourrons augmenter l'enveloppe de la coopération à 20%, soit un montant de 100 millions d'euros… »
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Le Président de la banque Mondiale, Monsieur Jim Yong Kim,

qui a déclaré : « Je veux faire du Burkina Faso, un modèle de réussite de ma politique d’éradication de l’extrême pauvreté et de prospérité partagée. Le Burkina Faso est un modèle de réussite politique, de celle que je veux imprimer à la Banque Mondiale... » Washington le 13 octobre 2013
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Reporters Sans Frontières 2013,
qui classe le « Pays des Hommes Intègres » à la 46ème place sur 179 pays !
Une remontée dans le classement de 22 places entre 2012 et 2013.
Le Burkina Faso est donc le 6ème pays d’Afrique qui respecte le mieux la Liberté de la Presse et donc celle d’expression.
A titre indicatif, la France est en 37ème position, les USA en 3...
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