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Que ne se passe-t-il pas au Burkina Faso ?


Il n’y a rien de pire que les procès d’intention qui troublent la vie politique du Burkina Faso depuis quelques semaines.

Nos amis espagnols disent, à juste titre, que, « Pour le bien, l'action est plus que l'intention ; pour le mal, l'intention est plus que l'action. »

Il aura fallu les démissions très bien médiatisées de quelques « dinosaures » du CDP (le parti majoritaire de la majorité présidentielle), démissions qui n’ont pas fait bouger d’un iota cette majorité, pour qu’on annonce un chaos politique au Pays des Hommes intègres !

Et puis il y a eu le 18 janvier, privilège des vraies démocraties, un meeting de l’opposition «unie», remarquablement organisé et sans violence, réunissant cryptos-cubains, archéo-léninistes et autres « socio-démocrates » de circonstance. Ceci a même conduit le Gouvernement à féliciter l’opposition pour son sens des responsabilités !

Tout cela ne fait que confirmer la maturité et le dynamisme de la démocratie burkinabè, même s’il est vrai qu’en Afrique, on n’est pas habitué à une telle « normalité » …ni, ces jours-ci, en Ukraine, en Thaïlande ou au Venezuela, pour ne citer que ces trois tristes actualités !

Mais il faut toutefois s’interroger sur les causes profondes de cette agitation médiatique et de cette désinformation systématique.

Si les ambitions du « quarteron » de démissionnaires sont tout à fait légitimes, on peut néanmoins s’interroger sur la nature de leur motivation proclamée, à savoir lutter contre une hypothétique prolongation constitutionnelle du mandat présidentiel, … tout en tentant de renouveler, et donc de prolonger, les leurs !

En réalité ces démissionnaires savent pertinemment et stratégiquement que, quelle que soit la position du Président du Faso à l’échéance de 2015, il leur faudra soit négocier avec lui, soit négocier avec une opposition dans laquelle ils doivent se sentir bien mal à l’aise, eux qui, il y a quelques semaines encore, prônaient la modification de la Constitution et du fameux article 37, alors que le Président du Faso lui-même ne l’a toujours pas évoquée!

Quant à la participation à la manifestation du 18 janvier, même si le ridicule ne tue pas, il faut toujours en revenir au bon sens… et à la cruelle réalité des chiffres !

Les chiffres de 200 000, voire 500 000 manifestants annoncés par une correspondante de presse française sont absurdes !

100 000 manifestants serait un chiffre raisonnable pour près de 4 millions d’habitants de la capitale ! Admettons…mais la Place de la Nation ne peut accepter qu’entre 40 000 et 50 000 personnes assises, sans tribunes, sans tentes, sans podium et, surtout, sans monument militaire !

Un doute ? Allons voir sur Google Map les dimensions de cette place et essayons d'y loger 200 000 personnes (même de frêles adolescents) : et bien nous parviendrions au chiffre invraisemblable de 20 personnes au mètre carré !
N’imaginons pas ce calcul en prenant en compte les gabarits avantageux des démissionnaires, sauf à les empiler comme des sardines ! On voit immédiatement la stupidité de cette affirmation « journalistique » !

Voilà donc balayée cette légende urbaine politicienne soutenue par « le balai citoyen », mouvement autoproclamé qui ne résistera pas à la modernité de « l’aspirateur démocratique », j’en suis persuadé.

Remettre en cause le suffrage universel à la moindre occasion, comme on tente de le faire en France par exemple en s’appuyant sur des sondages, c’est favoriser les extrémismes et risquer de basculer, à coup sûr, dans les régimes d’exception.

Que le veuillent ou non les désinformateurs, le Burkina Faso est un Etat de Droit dont la seule et suprême règle reste et demeure le suffrage universel !

« Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans je commence une carrière de dictateur, » disait le Général de Gaulle en 1958 ! Pourquoi donc accuser Blaise Compaoré de préparer une dictature, lui qui a restauré l'Etat de Droit au Burkina et, de si nombreuses fois, en Afrique à travers ses médiations !

Blaise Compaoré a trop le sens de l'Etat et est trop responsable et respectueux des Institutions, pour jouer avec l'avenir de sa Nation.






Jean R. Guion
Président du CISAB


Christophe-André Frassa, Sénateur Représentant les Français établis hors de France

Je connais le Burkina Faso depuis maintenant plus de dix ans. J’y reviens régulièrement et j’y compte de nombreux amis. Mais, plutôt que de parler de ce beau pays que j’ai appris à aimer, je souhaiterais évoquer une expérience nouvelle, jusque-là rêvée...
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«Le Burkina Faso : Pays passionnant, travailleur et qui croit en lui : on ferait bien de s’en inspirer... »
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Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères française,

qui, recevant Blaise Compaoré le 5 juin 2013, a déclaré « Monsieur le Président de la République, merci. Ces applaudissements, qui ne sont pas systématiques dans notre Commission, témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain…»
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