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MALI / BURKINA FASO
Lettre ouverte à l’obscur Monsieur Bigot!



Il y a déjà plus d’un mois, le petit fonctionnaire français que vous êtes, au cours d’un débat auquel vous participiez, rayait d’un trait de plume l’avenir du Mali et, au passage, prévoyait l’effondrement prochain du Burkina Faso pour lequel vous n’aviez pas de mots assez durs…
Tout cela, précisiez- vous, « à titre personnel » et en termes bien peu diplomatiques !

Ainsi en moins de quatre ans, Monsieur Bigot, vous vous êtes fait une religion, je sais c’est un peu facile mais comment y résister, de ce qu’était la politique africaine de la France…

Soit vous êtes supérieurement intelligent, soit incroyablement superficiel !

Quoiqu’il en soit on croyait révolu le temps de « l’ancien régime », celui de Nicolas Sarkozy, au cours duquel « conseillers » et autres fonctionnaires oubliaient leurs devoirs fondamentaux de réserve et s’exprimaient au nom de leurs ministres, voire du Président !

On croyait révolu le temps des officines chargées de « dézinguer » tel Etat,ou tel Chef d’Etat !

Et bien non, ces temps ne sont pas révolus, vous venez de le démontrer en assénant, « à titre personnel », des contrevérités relevant des responsabilités de votre ministre et surtout de celles du domaine réservé de votre Président !

Pour ceux que cela arrangeait l’obscur personnage que vous êtes devint même fonctionnaire de « haut rang » !

D’autres virent même dans cette pantalonnade (pardon, une fois encore, pour la facilité) la main du Président français !

Une main qui, dégagée de la pantalonnade, leur donna vite une claque lorsque Laurent Fabius, ministre français des Affaires Etrangères, déclara : « tout propos tenu qui n’est pas conforme à ce que je dis n’engage ni le ministère, ni la France »…

Alors, Monsieur Bigot qu’attendez-vous « à titre personnel », pour démissionner ?

J’ai attendu, je ne vous le cacherai pas, cette mise au point de la France, par la voix de son ministre, avant de vous écrire. Une réaction tardive certes, mais, heureusement, sans ambiguïté !

Vos propos « postcoloniaux », fussent-ils tenus « à titre personnel », aussi ridicules que pathétiques, m’ont rappelé l’esprit du fameux et pitoyable « discours de Dakar », écrit aussi par un « conseiller », certes moins obscur que vous !

J’ai donc tenté de mieux vous connaître en interrogeant les « pythies » du XXIème siècle, Internet et Google !

Si l’on excepte votre quart d’heure de célébrité du 2 juillet 2012, celui qu’Andy Warhol nous accorde tous, je n'ai rien trouvé, ou presque, vous concernant, mais de nombreux homonymes, marionnettiste, chanteur, artiste de cirque, comique et même rocker…
Finalement, le talent et les responsabilités en moins, vous vous inscrivez bien dans cette lignée de personnages de variété amusants et superficiels !

Qui donc vous connaît ?

L’ancien ministre Alain Juppé, peut-être ? Puisque vous apparaissiez, il y a 3 ou 4 ans dans son organigramme… Mais même de cela, en toute connaissance de cause, je doute !

Moi, de vous, je ne me souviens que de votre fulgurante analyse qui consistait à sauver le sinistre Laurent Gbabo en l’associant au Président Ouattara …
Vous étiez, en ce temps-là, en quelque sorte, le troisième « Pieds Nickelés » avec les avocats Dumas et Vergès !
Vraiment, quelle idée de génie ! De Gaulle choisissant Laval comme Premier ministre !

Vous êtes également persuadé que l’ex Président malien Konaré, aurait choisi ATT comme successeur et que l’élection de ce dernier n’aurait été que mascarade…
Que ne l’avez-vous dénoncée en son temps ? Complicité ou mensonge ?

Vous êtes drôle finalement … Mais c’est involontaire et vos plaisanteries ne vous font même pas rire!

Je n’évoquerai pas vos abjectes attaques contre le Burkina Faso, qui relèvent au mieux d’une méconnaissance totale de l’ouest-africain (dont vous avez dit-on la charge …Pauvre France !), au pire d’une mauvaise foi et d’une volonté de nuire délibérée.
Pour ma part, comme vous « à titre personnel », je retiens la seconde hypothèse.

Le ministère des Affaires Étrangères du Burkina Faso vous a répondu clairement et point par point (voir texte ci-après), je ne vois donc pas la nécessité d’ajouter quoi que ce soit … Sauf peut-être ceci !

Vous qui semblez si sceptique et de si mauvaise foi, sur le rôle du Médiateur Blaise Compaoré, dites-moi où et quand, à la suite d’un « coup d’Etat » militaire, quelqu’un est parvenu, comme Blaise Compaoré, à contraindre l’Armée malienne à regagner ses casernes en moins d’une semaine et à rétablir, dans le même temps, l’ordre constitutionnel?

Vous qui représentiez la France lors de la signature d’un accord de défense avec le Togo en 2009, (en pleine épidémie de grippe en France, raison pour laquelle vous avez peut-être été choisi…) vous vous réjouissiez, je vous cite, que « le Togo, sous l’égide de son Président Faure Gnassimbé, soit engagé sur la voie de la réconciliation politique afin d’ancrer durablement le pays dans la démocratie après la transition difficile de 2005…. ». Vous rendiez ainsi un bel hommage à Blaise Compaoré l’artisan de cette réconciliation … Hommage probablement involontaire car, manifestement vous l'ignoriez même « à titre personnel » !

Vous qui évoquez l’absence d’armée au Burkina Faso, revoyez vos dossiers ou ouvrez les ! Vous constaterez le nombre très important de contingents burkinabè intervenant dans les opérations de pacification de l’ONU, de l’Union africaine et de la Cédéao dans les zones de conflits.
Et, si cela est un peu trop ardu ou complexe pour vous, consultez donc les palmarès des grandes écoles militaires françaises, votre pays, vous y trouverez, depuis des années, des Burkinabè en tête de listes !

Certes le Burkina Faso n’a ni une armée conseillée par BHL, ni les moyens de s’endetter de quelques centaines de millions d’euros pour s’engager, à crédit, dans de hasardeux combats… Mais aujourd’hui, c’est pourtant le Burkina Faso, qui est chargé d’assumer les conséquences de nos inconséquences !
Le reconnaîtrez-vous enfin ?

Vous terminiez votre péroraison « à titre personnel » de début juillet, obscur Monsieur Bigot, par une formule stupide mais enfin honnête : « je n’ai pas de solution ».

Moi j’en ai une : Donnez votre démission ! Et devenez, « à titre personnel », majordome de votre « homo », comme on dit en Afrique, un autre Laurent, Gbagbo celui-ci… Votre ami est si seul dans sa cellule en Hollande !


POUR INFORMATION

Réponse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Régionale du Burkina Faso aux propos de Monsieur Laurent Bigot.

“Le 2 juillet 2012, lors d’un séminaire organisé sur le Sahel, à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Monsieur Laurent Bigot, conseiller des Affaires étrangères et sous-directeur Afrique occidentale du Quai d’Orsay, a fait une communication sur «Les défis du Sahel : vue de Paris». Dans son exposé, Monsieur Bigot, analysant la situation au Mali, dira que le Burkina Faso pourrait être le prochain pays à s’effondrer après le Mali. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, par note verbale, a saisi l’ambassade de France au Burkina Faso pour exprimer sa désapprobation de cette affirmation.
Dans ses propos, qu’il dit personnels, le diplomate français, après avoir dépeint la situation malienne, affirme qu’«il y a des pays qui sont parfaitement dans la même situation que le Mali» et qu’il pense que le Burkina Faso est un bon exemple qui sera peut-être le prochain sur la liste à s’effondrer… Pour Monsieur Bigot, notre pays n’a «pas d’armée, pas de classe politique», a «une société civile plus ou moins organisée,… surtout une économie en coupe réglée par le clan présidentiel,… une corruption qui dépasse l’entendement», et a «une implication dans les trafics de la sous-région…».
A l’endroit de Monsieur Bigot, qui prétend bien connaître cette partie du continent africain parce que travaillant sur les dossiers Afrique de l’Ouest depuis quatre (4) ans, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale du Burkina Faso tient à faire certaines mises au point, en déplorant cette analyse trop simpliste de la situation dans la sous-région, construite visiblement à dessein.
Une diplomatie théorique à partir de Paris
Les pays ouest-africains sont sans aucun doute tous confrontés à des défis sécuritaires et même à des difficultés, liées à la jeunesse de leur démocratie et à la pauvreté, et le Burkina Faso n’y fait pas exception. Mais, chacun de ces pays a ses spécificités que quatre (4) années de diplomatie théorique à partir de Paris ne sauraient suffire à cerner.
Certes, le Burkina Faso a connu, au cours du premier semestre de l’année 2011, une crise sociopolitique sans précédent qui a été plus qu’éprouvante pour l’ensemble des Burkinabè. Mais loin d’avoir entraîné l’effondrement de la société et des institutions républicaines, cette crise a, au contraire, permis à notre pays de valoriser ses mécanismes traditionnels et modernes de règlement des conflits et de se remettre en cause pour aller de l’avant dans la recherche d’un progrès social et économique partagé.
L’affirmation selon laquelle le Burkina n’a ni armée ni classe politique, en plus d’être injurieuse, est tout simplement le signe que Monsieur Bigot ignore tout de notre pays. Et pour un diplomate de carrière, de surcroît en charge de la sous-région ouest-africaine au ministère des Affaires étrangères de son pays, une telle analyse est bien regrettable. Il suffit, à cet égard, de rappeler que l’Armée burkinabè est bien connue et respectée dans la sous-région et qu’elle apporte une contribution très appréciée dans les opérations de maintien de la paix organisées dans le cadre de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations unies dans plusieurs missions. S’agissant de la classe politique burkinabè, le rôle de premier plan qu’elle joue a permis de garantir au pays sa stabilité et de l’inscrire, résolument, dans le chemin de la démocratie et de la bonne gouvernance.
Il ne connaît pas la société burkinabè
Sur la question de «l’économie en coupe réglée», nous rappelons que le Burkina Faso a une économie de type libéral et qu’aucune autorisation d’exercer ou de soumissionner à un marché ne dépend de l’appartenance du demandeur à un «clan» quelconque. Du reste, le Burkina Faso abrite de nombreuses entreprises et sociétés étrangères, qui travaillent dans différents secteurs tels que les mines, l’industrie, les transports, les services et participent au développement économique du pays sans être, pour autant, membres d’un «clan» donné. Ainsi, on dénombre plus de cent (100) sociétés et entreprises françaises qui n’ont pas eu besoin de l’aval d’un «clan» pour s’installer au Burkina Faso, à moins que Monsieur Bigot avec ses quatre années d’expertise sur la région nous dise le contraire.

Laurent Bigot parle aussi d’une «corruption qui dépasse l’entendement». On voit bien qu’il ne connaît la société burkinabè que sous le prisme de certains écrits. Certes, la corruption existe au Burkina comme dans tous les pays du monde, mais elle est loin d’atteindre les cimes qu’il prétend dénoncer. Beaucoup d’efforts ont été faits ces dernières années pour lutter contre la corruption à travers la mise en place de structures de contrôle étatiques et non étatiques. Des acquis ont été notés et le combat continue. Notre pays ne se reconnaît donc pas dans ce qualificatif ni d’ailleurs dans aucun des propos de Bigot, que nous invitons à consulter l’Indice 2011 de perception de la Corruption (IPC) de transparency International. Il découvrira que le Burkina Faso n’est pas classé 182e sur les 182 pays concernés.
Pour votre information, Monsieur Bigot, les résultats de l’évaluation de la politique et des institutions publiques nationales réalisée au titre de l’année 2011, conformément aux indicateurs de la Banque mondiale, attribuent à notre pays une note globale de 4,48 sur 6 pour les domaines liés à la gestion économique, aux politiques structurelles, à la politique de l’inclusion sociale et de l’équité et à la gestion du secteur public et des institutions.
Le gouvernement, lors du Conseil des Ministres du 11 juillet 2012, s’est fixé pour objectif de réfléchir à une mise en œuvre efficace et à un suivi rigoureux du plan d’actions 2012 qui concerne les deux domaines ayant obtenu les notes les plus faibles, à savoir la politique de l’inclusion sociale et la gestion du secteur public. Nous invitons de nouveau Monsieur Bigot à visiter les rapports de la Société financière internationale (SFI), de Doing Business et de tous les partenaires qui interviennent au Burkina Faso.
Sur l’implication de notre pays dans les trafics de la sous-région, le ministère attend de Monsieur Bigot des preuves de ses allégations sans fondement et qui cachent mal une intention de nuire.
La médiation burkinabè dans la crise malienne Selon Monsieur Bigot, la médiation burkinabè a aggravé la crise malienne et l’a rendue beaucoup plus compliquée à résoudre. Il qualifie les méthodes du médiateur d’étonnantes et trouve choquante la manière dont celui-ci procède avec les mouvements armés du MNLA et d’Ansar-Dine.
Des affirmations gratuites
Cela dénote, une fois de plus, la méconnaissance totale de Monsieur Bigot des réalités de notre sous-région et des approches élémentaires de règlement des conflits. Quatre ans de diplomatie à distance sur les réalités de notre région ne sauraient justifier une expertise en la matière et encore moins (donner le droit de) vilipender le travail de ceux qui y ont immergé depuis le berceau.
Cela dit, le diplomate français, dans son exposé, fait comprendre qu’il appartient aux Africains eux-mêmes de trouver les solutions à leurs problèmes avant de demander l’aide de l’extérieur. Sur ce point, il a tout à fait raison et c’est pour cela qu’il est souhaitable que des affirmations gratuites ne soient plus faites sur les réalités que vivent nos pays. En 2011, des pays développés ont été sérieusement éprouvés par des émeutes, qui ont occasionné d’énormes dégâts, sans que cela entraîne un effondrement ou donne lieu à des affirmations hâtives sur la stabilité de ces Etats.
Si l’intention de M. Bigot, en lançant de tels propos, est de faire fuir les partenaires du Burkina Faso et de décourager les potentiels investisseurs, il peut être sûr qu’il s’est trompé de stratégie, car ce pays entretient d’excellentes relations avec l’ensemble de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. En outre, plusieurs réformes ont été opérées, qui ont permis d’améliorer le climat des affaires et de créer des conditions favorables aux investissements directs étrangers.
Nos pays connaissent, certes, des difficultés, mais, rien n’autorise à prédire leur effondrement imminent, à moins que Monsieur Bigot ne détienne un agenda secret de déstabilisation des pays de la région et particulièrement du Burkina Faso.
Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale












Jean R. Guion
Président du CISAB


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