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Que s’est il réellement passé au Burkina Faso ?


En fait une conjonction d’intérêts, divergents mais opportunistes, qui ont généré un véritable orage dans un ciel politique si serein depuis des années !

Des événements, scandaleusement et absurdement, dramatisés par certains médias à des fins d’afro-sensationnalisme qui expliquent peut-être pourquoi la France est si mal classée dans le domaine de la liberté de la presse...


Une stratégie « sidéenne » de déstabilisation mise en place à la fois par des manipulateurs «gbagbistes » patentés, relayés par des politiciens idéologues crypto-sankaristes qui, à défaut de vaincre par la voie des urnes, se voyaient déjà vaincre par les armes !

Le tout appuyé par ceux, trop nombreux, pour qui Blaise Compaoré, faiseur de paix et de démocraties en Guinée, au Niger, au Togo, en Côte d’Ivoire, facteur de stabilité régionale et dans le Sahel, libérateur d’otages, est devenu un gêneur, un empêcheur, un obstacle à la réalisation de leurs sombres desseins.

Les faits

Quelques dizaines de très jeunes militaires et policiers, probablement manipulés, ont tiré en l'air (sans faire de victimes directes) pour réclamer le versement, administrativement retardé mais légitimement dû, de
primes gelées, bloquées ou détournées...

Une manifestation infiltrée par des voyous et des casseurs, récupérée par des politiciens sans scrupules, à laquelle a succédé une violente contre-manifestation de commerçants victimes de ses exactions.

Le tout suivi d’un phénomène de mimétisme semblable à celui qui fait que lorsque 6 véhicules sont brûlés à Marseille, 12 le sont à Strasbourg et autant en banlieue parisienne !

Un Président et une Sécurité présidentielle rapprochée (jamais impliquée dans ces désordres contrairement à ce qui a été dit et écrit) qui ont su, heureusement, garder leur sang froid !

Partout ailleurs ces problèmes auraient été réglés en une nuit et dans un bain de sang.

La désinformation

Une certaine presse, toujours la même, celle pour qui l’Afrique ne peut être que synonyme d’instabilité,
de guerres et de violences, s’est défoulée en annonces sensationnelles et en titres ravageurs (souvent heureusement tempérés par le professionnalisme de ces correspondants locaux !).

Désolant, mais peu étonnant de la part de celles et ceux qui eurent pour référence et source d’inspiration
Robert Ménard, celui qui a vécu de Reporter Sans Frontières, le mercenaire du simplisme, qui, l’âge venant, vient de laisser tomber le masque en écrivant un insipide « Vive Le Pen » (pauvre Le Pen), en tenant de méprisables propos xénophobes, en réclamant le rétablissement de la peine de mort, et en manifestant son homophobie.

C’est ainsi qu’on apprit que le Président du Faso avait fui...à Ziniaré son village natal !
Qu’il avait fui à Paris au départ de l’aéroport de Ziniaré (où il n’y a même pas une piste d’atterrissage !
Que son épouse, comble du sordide, avait été tuée...alors qu’elle était en vacances avec sa fille...

Quant aux mutineries elles ne cessaient de s’étendre et la chute de Compaoré était une question d’heures!

Les pages internet d’une radio internationale (qui fut grande...), consacrées au Burkina Faso, furent et
restent caricaturales et désespérantes de mauvaise foi.

On m’appela même pour me demander où joindre à Paris le Président du Faso, alors que celui-ci assurait normalement ses audiences au Palais présidentiel !

Une opposition immature...

Que des politiciens, aigris de ne pouvoir conquérir légalement le pouvoir, comme lors de l'élection présidentielle de novembre 2010, exploitent la situation est peut être de "bonne guerre "...

Quel crédit accorder, il est vrai, à une opposition, maladivement divisée, qui a plafonné, à moins de
20% lors d’une élection reconnue comme exemplaire par les observateurs internationaux et quel crédit accorder à ceux qui, lors de la campagne électorale, prônaient ouvertement le recours à la violence, à la guerre civile et au coup d'état tel le candidat Boukari Kaboré, 2,31% des voix !

Une opposition immature, qui va jusqu’à nier le droit constitutionnel en voulant remettre en cause le résultat de l’élection présidentielle de novembre 2010 !

Ce qui, de fait, revient à considérer que les burkinabè sont tous stupides et que les observateurs internationaux tous corrompus!

Des sankariste démocrates... L’oxymore parfait

L’impatience de ces individus est inversement proportionnelle à leur impact chez les électeurs.

Un quarteron de « sankaristes », surfant sur une stratégie de déstabilisation, celle qui attaque opportunément les maillons faibles des institutions par tous les sordides moyens qui n’ont cessé, depuis des lustres, de miner les démocraties, a donc même cru bon réclamer, au mépris des règles constitutionnelles, le départ du Président démocratiquement élu pour cinq ans!

Si ces revendications ne ternissaient pas l’image du Faso, ce serait presque comique de voir ces « vampires » de la démocratie, ceux qui, de par le monde, exploitent le moindre drame et prospèrent sur la moindre goutte de sang, se réclamer de celle-ci (la démocratie) qu’ils ont toujours considérée comme un moyen et non comme une fin !

Amusant de lire leurs communiqués nostalgiquement délirant d’un autre âge, probablement élaborés à l’ombre des restes du Mur de Berlin, sous un portrait Nord Coréen, rafraîchis par un ventilateur cubain !

Drôle, vraiment drôle, d’entendre ces adorateurs de Kim Il Sung et de Castro évoquer la prétendue trop longue durée des mandats électifs d’une réelle démocratie au moment même où leurs dictatures de références, leurs modèles idéologiques, fêtent leurs 50ème et 60ème anniversaires d’exercice du pouvoir!

Le test du 30 avril 2011 : Un non-événement...

Preuve s’il en est de l’échec politique de toutes ses opérations, l’appel à la mobilisation générale de l’opposition, le 30 avril à Ouagadougou, lancé par 34 organisations, n’a réussi à réunir que quelques centaines de personnes...

Manifestement, et mathématiquement, les dirigeants de ces associations ne sont même pas parvenus à se rendre crédibles...aux yeux de leurs propres familles !

Cet échec n’est en fait que le reflet d’une réalité que cette opposition, immature, s’évertue à ne pas
admettre !

Un fiasco pour le « chef de l’opposition » Bénéwendé Sankara qui n’a en fait de « maître » que sa capacité à dominer quelques soumis intellectuels fascinés par des idéologies d’un autre âge !

Une affaire de voyous...

Ce n’est pas la coalition de quelques dizaines de soldats (la honte d'une armée républicaine et disciplinée), dont certains corrompus et violeurs de mineures (car c'est de ce "fait divers" regrettable que tout est parti), et de commerçants excessivement mais légitimement excédés par les pillages de leurs boutiques, qui sauraient remettre en cause le développement d’un pays démocratique et pacifique, un des plus stables de l'Afrique.

Il est vraiment lamentable de voir une affaire de droit commun, de voleurs de portables, de casseurs
irresponsables et manipulés, en un mot de voir une affaire de voyoucratie traitée comme un problème constitutionnel !

On le voit, même si tout n’est pas parfait au Pays des Hommes intègres, les incidents de Ouagadougou n’ont aucun point commun avec les «révolutions » qui ont bousculé quelques dictatures méditerranéennes, et où on a vu des démocrates déstabiliser des voyous.

Au Burkina Faso, ce sont les voyous et leurs inspirateurs qui tentent de déstabiliser la démocratie !

Et maintenant...

Le Président du Faso a pris directement contact avec les militaires et les gendarmes dont il a mesuré les frustrations et amertumes essentiellement dues à des indélicatesses et à une rupture manifeste de la
chaîne de commandement.

Il assurera, le temps qu’il le faudra, le rôle de Chef des Armées et de Ministre de la Défense, afin de mettre en place de véritables structures de dialogues et un système de traçabilité des primes et indemnités.

Il a nommé un nouveau Premier Ministre, Luc Adophe Tiao, homme de communication et de dialogue, intègre et travailleur, modeste et efficace.

Un nouveau Gouvernement, resserré (29 membres) a été composé.

D’importantes mesures sociales, fiscales et administratives ont été prises :

• Concertations avec divers secteurs de la société (élèves, étudiants, parents d’élèves, enseignants, forces armées, paramilitaires, autorités coutumières et religieuses, etc....), instaurant ainsi un dialogue social inédit ;

• Nomination de nouveaux responsables dans la hiérarchie militaire en vue de la réorganisation de notre armée nationale ; dores et déjà, les premiers résultats de ces changements sont réconfortants et remplissent les espoirs de notre peuple de voir le retour de la sérénité et de la
discipline au sein de nos forces armées, sur la base de la prise en compte de leurs préoccupations ;

• Démarrage effectif de l’indemnisation des commerçants victimes des casses, témoignage d’une réelle volonté du Gouvernement de les soulager et de soutenir cet important secteur d’activité ;

• Suppression de la Taxe de Développement Communal (TDC) ;
• Réduction de 10% de l’IUTS ;
• Baisse par des subventions des prix des produits de première nécessité ;
• Apurement des corrections des avancements des fonctionnaires au plus tard en septembre 2011 ;
• Suppression de la tarification des actes médicaux ;
• Suspension exceptionnelle des pénalités de retard de paiement des factures d’électricité jusqu’en fin juin 2011 ;
• Traitement diligent des dossiers judiciaires ...

Comprenne qui voudra...

Probable coïncidence, cette coalition d’événements et d’incidents a commencé à Koudougou, juste après le retour d’une personnalité politique locale d’un long séjour chez le « très démocrate » Laurent Gbagbo, au moment même où le monstrueux système de celui-ci s’effondrait !

« Comprenne qui voudra! » écrivait en 1945 le poète français Paul Eluard évoquant le triste sort d’une
« collaboratrice » qui avait fauté avec l’ennemi...nazi à l’époque !

A qui le tour...

Il y a fort à parier, hélas, que le Burkina Faso ne sera pas le seul à subir des déstabilisations diverses et
variées !

Les états ayant des frontières communes avec la Côte d’Ivoire étant les plus exposés. Ce sont là les conséquences collatérales d’une crise ivoirienne, heureusement en voie de résolution,mais qui a quand même provoqué le déplacement de près d’un million de personnes dans une sous-région où circulent des centaines de mercenaires au chômage et de très nombreux agents, «gbagbistes» les uns et les autres rémunérés, comme les avocats de Gbagbo, par les centaines de millions d’euros
détournés par ce dernier, et à l’affût de toutes formes de déstabilisations politiques ou ethniques
(comme on vient d’ailleurs de le voir en Guinée)!

Jean R. Guion
Président du Conseil International de Solidarité avec le Burkina Faso


Jean R. Guion
Président du CISAB


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Jacques Barrat
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