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Le Sankarisme : Un stalinisme comme un autre…


Vous pourrez lire, en pages centrales de cette édition, un dossier, que d’aucun jugeront peut-être polémique mais qui a au moins le mérite de remettre quelques idées à l’endroit !

A lire ou à entendre certains commentaires, lors du XX° anniversaire de la renaissance démocratique du Burkina Faso, sankarisme rimerait avec angélisme !



Ces observateurs politiques ou médiatiques, y compris et surtout burkinabè, auraient-ils la mémoire courte ?

Miracle des plumes (d’écrivains), ou édredon (fut-il de plumes) pour étouffer l’Histoire, il fut assez intéressant de constater à quel point le régime sankariste, allègrement revisité ces derniers temps, a pu devenir favorable à la liberté d’expression !

Stupéfiant de lire, sous les plumes de quelques éditorialistes du Faso, que trop de liberté et de démocratie auraient tué la Révolution...

Evacuons le caractère « nuancé » de la maxime, pour nous en tenir aux seuls faits, car l’incendie criminel des locaux de L’Observateur, intervenu en juin 1984, n’a semble-t-il pas suffisamment marqué les esprits.

Une des faiblesses de cette Révolution fut justement le bâillonnement, sans précédent, de la presse et des médias.

Rappelons que, sauf à user de la phraséologie révolutionnaire ou de chanter les louanges du chef « charismatique et visionnaire », les journalistes contradicteurs étaient ardemment priés de noircir les pages de leurs journaux… intimes !

Ceux qui, dans Sidwaya, le journal national, ou sur les ondes de la radio nationale, ont osé s’offusquer de la concentration des pouvoirs et du caractère inquisitoire du régime, sont tous passés devant les tribunaux révolutionnaires, accompagnés évidemment de leurs supérieurs hiérarchiques.

Des journalistes y ont été traités de tous les noms d’oiseaux avant de recevoir la « sanction révolutionnaire » appropriée.

Staline aurait certainement apprécié !

Ne pouvant avoir la parole que pour reconnaître leurs fautes, ces journalistes en ont été privés dès lors qu’ils ont résisté et refusé d’admettre des manquements dans leur pratique du métier.

Sentant poindre la nuit des longs couteaux, certains ont alors choisi d’entrer en clandestinité.

A l’évidence ceux qui se sont terrés aux lendemains du 15 octobre 1987, et qui souvent avaient pris part au bâillonnement de leurs confrères, ont aujourd’hui le beau rôle de tirer à visage découvert sur la démocratie burkinabè.

Au-delà des querelles politiciennes, il s’agit simplement de respecter la liberté pour laquelle des hommes de conviction se sont battus dignement, tout en gardant à l’esprit que c’est cette même liberté qui permet aujourd’hui à ces journalistes tribuns de critiquer, insinuer, dénigrer, interpréter et même parfois mentir, à longueur de colonnes, sans être le moins du monde inquiétés.

C’est peut-être pour cela que le Burkina Faso vient d’être classé 5ème pays francophone en matière de liberté d’expression par l’organisation Reporter Sans Frontières (voir brève développée en rubrique « Intérieur » de cette édition)…De quoi faire avaler son stylo à l’ami Bob Ménard…s’il était journaliste !


Jean R. Guion
Président du CISAB


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