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BURKINA FASO
Un développement responsable


Une analyse de Pierre Protar,Ambassadeur (h)de l’Union européenne


Chantiers-clé pour la consolidation de son développement


Le 2 décembre 2012, le Burkina Faso connaitra un évènement politique majeur : les élections législatives et municipales. Cet événement comprend deux niveaux : législatif et local qui devront connaitre la même synergie afin de mener à bien le développement local selon une démarche participative.
Cet événement politique déterminant pour la consolidation de la bonne gouvernance au Burkina Faso ne doit pas faire oublier les avancées réalisées pour les deux piliers de la mise en vue de la SCADD : le budget et le processus de décentralisation.

Le budget

Cet instrument privilégié pour la réalisation des objectifs prioritaires définis par la loi de finances 2013 a été votée par l’Assemblée nationale le 8 novembre 2012 :

• les recettes ordinaires du budget connaitront une augmentation de plus de 19% par rapport à 2012,
• plus de 60 % des ressources de ce budget proviennent des recettes propres de l’Etat,
• la différence est couverte par les recettes extraordinaires.
Ce constat s’explique principalement par l’amélioration du taux de pression fiscale qui passe de 14 % à 16 % et se rapproche ainsi de la norme communautaire de l’UEMOA (17%).

Le Burkina Faso, après avoir stabilisé son économie et jeté les bases d’une croissance soutenue sur plusieurs années, met en œuvre des réformes et des actions visant à une augmentation du volume des ressources intérieures, ce qui permet d’atteindre le pourcentage indiqué ci-dessus.

Un autre enseignement de cette volonté politique est la prise de conscience de la dépendance burkinabè vis-à-vis de l’aide extérieure, comme le souligne la note du Ministère de l’Economie et des Finances de janvier 2012 sur la situation de l’aide au Burkina Faso.

La note précise que l’accord de Partenariat de Busan dans le cadre du 4ème
Forum de Haut Niveau sur l’efficacité de l’aide prône l’adoption de politiques susceptibles de sortir les pays en développement de la dépendance de l’aide.

L’aide publique au développement (APD) doit être considérée comme un instrument accompagnant la démarche gouvernementale dans l’atteinte de ses objectifs prioritaires (selon le rapport sur la coopération par le développement du Ministère de l’Economie et des Finances, le ratio APD/PIB s’établit à 10 % en 2011 par rapport à 14 % en 2009 et à 11 % en 2010).

• L’accent devra continuer à être mis sur l’amélioration du recouvrement des recettes intérieures par le renforcement de l’approche « unités de recouvrement » à travers la mise en place d’un régime fiscal simple, équitable, performant et adapté aux politiques de développement.
• Les réformes pour améliorer les recouvrements par les administrations fiscales, douanières et comptables seront poursuivies.
• Les incitations et les exonérations fiscales seront rationalisées.
• Enfin dans le cadre de la diversification des potentialités financières de l’Etat, la politique d’intervention et d’animation du marché financier régional sera poursuivie et la qualité de la signature de l’Etat préservée.
Face à cette évolution favorisant l’approfondissement de l’appropriation nationale de son développement de la stratégie nationale, notamment par un budget moins tributaire de l’APD, le Burkina Faso s’apprête à procéder à la relecture du Plan d’actions national de l’efficacité de l’aide (PANEA II).

Décentralisation

La décentralisation, processus et instrument de développement, s’installe progressivement dans le paysage politique, institutionnel et socio-économique du Burkina Faso.

La conduite de la décentralisation participe de la volonté des pouvoirs publics de créer les conditions propices à l’émergence d’un développement durable impulsé et entretenu à la base pour améliorer les conditions de vie des populations

Cette volonté politique offre à la décentralisation une position centrale dans la mise en œuvre de la SCADD, à savoir, les 13 régions comme cadre de planification, de croissance et de coordination du développement, et les 351 communes comme points d’ancrage du développement local.

Dans ce contexte, la mise en œuvre du plan d’actions triennal (PAT) issu du cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation 2012-2014, contribuera à promouvoir un développement durable à travers un système de gouvernance participative et de plus en plus décentralisé.
La mise en œuvre du PAT prendra en compte les conclusions des conférences régionales de la décentralisation (CORED) qui viennent de se tenir dans chacune des 13 régions. Ces CORED ont été une tribune d’expression des principales composantes du processus de décentralisation en vue de présenter des recommandations opérationnelles visant à obtenir un meilleur fonctionnement des collectivités territoriales et une meilleure perception de la décentralisation par les populations bénéficiaires.

Une appropriation nationale réelle

Le Burkina Faso exprime clairement, à travers l’amélioration de la gestion des finances publiques et le renforcement de la démarche participative via la décentralisation, sa volonté d’assurer pleinement ses responsabilités en matière de développement.
Cette volonté est au service d’un objectif : parvenir à une appropriation nationale réelle.



Pierre Protar

Ségolène Royal, Présidente de l’AIRF (Association Internationale des Région Francophone),

qui a salué : « la sagesse, l’expérience, la volonté toujours renouvelée, et les ambitions du Président Blaise Compaoré de toujours faire avancer son pays, la sous-région et l’Afrique. » et d’ajouter : « Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger… ».
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Andris Piebalgs, Commissaire européen en charge du Développement

qui a rappelé : « le rôle central du Burkina Faso dans le maintien de la sécurité régionale – et le développement local » et de préciser « Dans notre revue à mi-parcours, le Burkina a reçu la note la plus élevée de tous les pays et nous pourrons augmenter l'enveloppe de la coopération à 20%, soit un montant de 100 millions d'euros… »
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Le Président de la banque Mondiale, Monsieur Jim Yong Kim,

qui a déclaré : « Je veux faire du Burkina Faso, un modèle de réussite de ma politique d’éradication de l’extrême pauvreté et de prospérité partagée. Le Burkina Faso est un modèle de réussite politique, de celle que je veux imprimer à la Banque Mondiale... » Washington le 13 octobre 2013
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