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CEREMONIE DE CLÔTURE DES ASSISES NATIONALES SUR LES REFORMES POLITIQUES


Ouagadougou, le 09 décembre 2011


Monsieur le Président du bureau des Assises nationales sur les Réformes Politiques ; Mesdames et Messieurs les Membres des Assises nationales ; Honorables invités ; Mesdames, Messieurs ;

Le mandat présidentiel que je viens de commencer, s’ouvre dans un contexte où les démocraties dans le monde sont mises à rude épreuve par les crises systémiques des modèles de développement en cours et les faiblesses des formes de la représentation dans l’Etat républicain.

En vue de donner plus d’efficacité à notre gouvernance politique, économique et sociale, j’ai choisi cette instance consultative pour mieux prospecter les voies et moyens d’anticiper sur les réponses aux enjeux d’enracinement de la démocratie ainsi qu’aux besoins pressants de changement exprimés par le peuple à divers niveaux.

En appelant à Ouahigouya en 2009 et lors de la dernière campagne présidentielle mes citoyens à la réflexion sur ces questions majeures, j’entrevoyais l’urgence d’œuvrer à la préservation de nos acquis par le renforcement de la paix et le raffermissement de la gouvernance.

L’analyse prospective du quinquennat en cours, impose de grandes mutations à court, moyen et long terme, selon nos réalités propres.

Aussi, ai-je estimé que les conditions sont réunies pour mettre en mouvement le processus de réformes à travers un dialogue inclusif dans le respect des exigences de notre démocratie.

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Le Conseil consultatif sur les réformes politiques et institutionnelles, les rencontres régionales ainsi que les présentes assises, constituent à mes yeux des étapes successives d’un large diagnostic pour une prise en compte effective des préoccupations du peuple.

Dans ce sens, j’apprécie le travail accompli par cette assemblée qui a revisité tous les problèmes énoncés par les acteurs de notre société.

Je félicite ses membres pour l’adoption de propositions consensuelles susceptibles d’induire l’adhésion de toutes les composantes de notre nation autour des objectifs de paix, de stabilité et de développement.

Je voudrais à cet instant particulier, et au nom du peuple burkinabè tout entier, adresser ma profonde gratitude aux formations politiques de la majorité et de l’opposition, aux organisations professionnelles et de la société civile, aux autorités coutumières et religieuses, à la jeunesse, aux associations des femmes et des personnes du troisième âge, aux burkinabè de l’étranger, à tous ceux et à toutes celles qui ont pris part à ce dialogue qui connaît aujourd’hui son épilogue.
Je m’engage solennellement à mettre en œuvre les idées consensuelles issues des concertations, avec le précieux concours des institutions de la République car il s’agit d’un compromis historique fondé sur le sens élevé de l’intérêt collectif et l’attachement aux valeurs de paix et de cohésion nationale.

Les progrès réalisés en matière de décentralisation et de déconcentration permettront d’accélérer ce processus de responsabilisation de l’ensemble des burkinabè et de renforcer l’esprit citoyen.

Les échanges et les débats se poursuivront avec une implication forte des partenaires privilégiés sur les sujets pouvant donner lieu à des réformes ultérieures, particulièrement sur les domaines essentiels de la santé, de l’éducation, de la promotion de la jeunesse, des burkinabè de l’extérieur et des personnes âgées ou vivant avec un handicap.

Toutes les actions que vous avez préconisées et dont j’atteste la pertinence, connaîtront une concrétisation dans le respect du genre, puissant adjuvant pour un ancrage solide et harmonieux des politiques publiques au sein de la communauté.

Mesdames, Messieurs ;

Les idées de réformes apparues non consensuelles n’en demeurent pas moins d’une importance certaine pour l’approfondissement de la démocratie, des libertés et de l’Etat de droit.
Je pense particulièrement à celles relatives aux candidatures indépendantes, à la limitation des mandats électifs, au redécoupage des circonscriptions électorales, à l’abolition de la peine de mort et autres.

Je vous convie à poursuivre les analyses sur ces questions tout aussi essentielles, car aucune contribution ne me paraît négligeable dans la construction d’une nation émergente, solidaire et démocratiquement forte.

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs ;

A travers ce processus qui va donner une légitimité et une légalité plus forte à l’Etat de droit et consolider le climat de paix et de sécurité, j’invite l’ensemble de mes concitoyens à toujours faire preuve de sagesse et de sens élevé de la tolérance afin de conférer une place primordiale aux idéaux de démocratie et de dialogue.

Ces vertus permettront à notre peuple souverain de transcender les divergences et d’entretenir les concertations utiles à la protection de ses acquis immenses.

Mesdames, Messieurs ;

Aujourd’hui plus qu’hier, ma conviction est faite sur l’impérieux devoir de tous les acteurs de la vie nationale, de s’engager résolument dans le raffermissement de l’ordre républicain.

Les conclusions de ces assises, en même temps qu’elles constituent des indications pertinentes pour nos actions futures, sont le chemin de la paix, du développement et de la stabilité durable pour notre pays.

Afin d’accomplir ces charges avec succès, il sera instamment créé un organe de suivi et d’évaluation de leur mise en œuvre.

J’appelle l’ensemble des burkinabé, aussi bien ceux de l’intérieur que ceux vivant à l’étranger à conjuguer leurs énergies pour la réussite de ces précieuses réformes dans l’intérêt général.

En formant le vœu que cette plateforme de dialogue historique serve la consolidation de la paix et de la solidarité, je vous réitère ma disponibilité à accompagner la réalisation de notre forte et commune ambition de faire du Burkina Faso une terre de liberté et de progrès.

Je vous remercie.


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