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Le Burkina-Faso vu par...

LE BURKINA FASO VU PAR...
Gal Etienne Copel


Le Général Etienne Copel est président du Haut Conseil pour la Défense Civile française, une structure chargée de réfléchir à l’organisation et aux techniques en matière de sécurité globale et de défense civile pour la France. Elu municipal et régional de la région de l’Aube (Nord Est de la France), il salue les progrès accomplis par le Burkina qu’il fréquente régulièrement depuis 1990.
Burkina Faso : De l’espoir à la réalité
La pauvreté et la misère. C’est au début de l’année 1990, que j’ai vraiment compris la différence entre ces deux notions. Je découvrais le Burkina Faso. Juste après des voyages dans des pays réputés beaucoup plus riches. Blaise Compaoré était au pouvoir, au pays des hommes intègres, depuis une trentaine de mois. Quelques heures après mon arrivée tout me semblait clair. Certes, je ne voyais pas beaucoup de belles voitures. A vrai dire, je ne voyais presque pas de voitures du tout. Tout le monde ou presque marchait à pied. Certes, je n’étais pas accueilli dans des palais somptueux. Le Président lui-même vivait modestement. Comme ses ministres.
Certes, je voyais bien que les Burkinabè, dans leur très grande majorité, ne bénéficiaient pas du confort dit moderne : ni machines à laver, ni réfrigérateurs, ni téléphones … Mais tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces enfants que je croisais dans la rue avaient l’air joyeux. Manifestement ils se portaient bien. Sinon parfaitement bien. Quelques ventres un peu trop gonflés montraient sans doute un certain manque de protéines, mais l’essentiel était là : les Burkinabè, dans leur immense majorité, n’avaient pas faim.
Je me sentais à des lieues du Caire ou d’Abidjan. Loin, très loin, de toutes ces villes où le luxe le plus insolent côtoie, non pas la pauvreté mais la misère. Loin, très loin, de toutes ces villes où des centaines de villas somptueuses jouxtent des milliers de taudis. Des taudis installés parfois dans des cimetières ! Loin, très loin, de toutes ces villes où l’on voit des files et des files de mères mendiant – généralement sans succès- de quoi nourrir leurs enfants.
En 1990, je découvrais un Burkina pauvre mais pas misérable. Tout de suite, je m’y suis senti particulièrement bien. Pourquoi ? Comment expliquer ce phénomène ? La première explication m’a été donnée par les choix budgétaires du gouvernement. Au moment de mon premier séjour le Président Compaoré venait tout juste de commander trente mille charrues. Cet ancien militaire – qui, pas plus que de Gaulle ne reniait tant soit peu son passé- préférait le développement agricole à la croissance des budgets de l’armée. Il avait l’obsession de l’autosuffisance alimentaire. Je crois qu’il l’a toujours !
La deuxième explication vient de la nature même du peuple Burkinabé. Ce peuple, où se côtoient de nombreuses ethnies, où vivent côte à côte des religions très variées, fait preuve d’une étonnante capacité à se rassembler sur l’essentiel. Au Burkina la tolérance et la gentillesse sont la règle. Mes deux petites filles qui viennent de vivre, au mois d’août, dans un village Burkinabé n’en reviennent pas encore ! « C’est fou ce que les Burkinabé sont gentils, généreux et incroyablement honnêtes. On n’a jamais vu ça ! Quant aux enfants ils sont à croquer. Tellement vivants. Tellement disponibles. Tellement ouverts. Toujours joyeux. Etre avec eux pendant trois semaines, c’est un bonheur. Un pur bonheur ! Quand dans notre groupe il y avait un accès de fatigue ou de tension, il suffisait de jouer trente secondes avec un enfant pour se sentir immédiatement de bonne humeur. »
Depuis 1990, je suis revenu assez régulièrement au Burkina. A chaque voyage je vois beaucoup de changements. Il y a d’abord eu nettement plus de bicyclettes. Puis nettement plus de vélomoteurs. Les villes sont devenues plus bruyantes. Manifestement le niveau de vie s’améliore régulièrement. Malgré les difficultés considérables créées trop souvent par certains pays riches, voire très riches. L’exemple du coton, outrageusement subventionné par les Etats-Unis, dont le cours mondial était devenu totalement inacceptable en est un exemple particulièrement criant. Heureusement, le Burkina sous l’impulsion de son Président a pris la tête de la révolte et le cours du coton est devenu un peu moins ridicule. Il n’en demeure pas moins que, malgré les difficultés qui restent considérables, les progrès économiques du Burkina sont incontestables et commencent à être reconnus sur la scène internationale.
Et puis, l’essentiel est là. Le Burkina reste un pays où les différences de richesses –il y en a bien sûr- ne sont pas tapageuses. Un pays où l’on peut avoir des opinions politiques ou religieuses différentes sans pour autant se disputer et encore moins se battre. Un pays où la délinquance est marginale et les prisons peu garnies. Un pays où les mères de familles ont parfois du mal à acheter tout ce qu’elles souhaiteraient, mais un pays où elles savent que leurs enfants ne risquent pas de mourir de faim. Un pays sans misère où la pauvreté diminue, jour après jour.
Un pays où l’espoir est né il y a vingt ans. Un pays où l’espoir, chaque jour, devient un peu plus réalité.



Dominique Richard,
Député de Maine-et-Loire, Conseiller Régional des Pays de la Loire

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