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Le Burkina-Faso vu par...

Frédéric Lepez, 2ème Conseiller de l’ambassade de France à Ouagadougou


Frédéric Lepez, 2ème conseiller et conseiller de presse de l’ambassade de France au Burkina Faso fait partie des diplomates français qui s’intéressent à l’Afrique, l’aiment, croient en ses possibilités d’émergence
Sur ses 18 ans de fonctionnaire du Quai d’Orsay,Frédéric Lepez en a passé au total 11 ans sur le continent noir et s’apprête à déposer ses valises diplomatiques en Guinée Conakry, après la Côte d’Ivoire (1997 -2000), le Sénégal (2000-2004) et le Faso (2008-2012).

Le diplomate français nous a livré ses sentiments sur son séjour burkinabè et bien d’autres aspects de sa longue présence sur le continent.
Pour Frédéric Lepez, L’Afrique a beaucoup d’atouts pour être le continent du 21e siècle, à conditions que les efforts en matière de bonne gouvernance soient poursuivis et qu’elle soit épargnée de l’instabilité et des extrémismes.
Après quatre ans passés à l’ambassade de France à Ouagadougou, comment appréciez-vous votre séjour au Faso ?
Mon séjour au Burkina Faso a été, sur le plan professionnel, très riche.

S’agissant de la vie quotidienne, mon séjour a été très agréable car les Burkinabè sont très accueillants et ouverts.

Sur le plan professionnel, je voudrais souligner que j’ai rencontré, ici, au Burkina Faso, des interlocuteurs de grande qualité, que ce soit au sein de la classe politique, dans l’administration, au sein de la société civile et dans les médias. Le Burkina Faso compte des femmes et des hommes de grande valeur.
Les nombreuses visites de personnalité françaises ont été des moments forts.

Elles attestent de la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays, du dynamisme de la coopération entre collectivités locales françaises et burkinabè, ainsi que des relations très denses entre les acteurs de la société civile.
Des mauvais souvenirs ?
La période des mutineries militaires de mars à juin 2011, que la communauté française a vécue aux côtés des Burkinabè, a été difficile, et nous avons ressenti de la tristesse et de la compassion pour les victimes innocentes. Il y a eu aussi les grandes inondations du 1er septembre 2009 à Ouagadougou pendant lesquelles nous avons pu mesurer le courage des populations. Ces quelques semaines n’auront cependant constitué qu’une période assez brève sur les quatre années que j’ai passées ici.
Quels sont vos sentiments en ce moment ?
Comme tous ceux qui ont eu la chance de vivre dans votre pays, je vais partir avec une image très positive du Burkina Faso et de ses habitants. Je vais aussi emporter quelques beaux objets d’artisanat qui me rappelleront au quotidien mon agréable séjour ici. Je continuerai, d’ailleurs, à suivre avec intérêt l’actualité dans votre pays.

Que pensez-vous de l’affaire Bigot ?
Vos confrères et vous avez interrogé le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à ce sujet lors de sa récente venue à Ouagadougou, et le ministre vous a répondu. Je n’ai pas de commentaire à faire à mon niveau puisque, comme le ministre l’a indiqué, lui seul engage la parole de la France.

De quelle région de France êtes-vous originaire et quelle comparaison, si possible, avec le Burkina ou des régions du Faso ?
Je suis originaire du nord de la France, plus précisément de cette partie du Pas-de-Calais que l’on appelle le bassin minier car l’extraction du charbon y a constitué, pendant deux siècles, la principale industrie, et a marqué ses paysages, avec ses chevalets, ses terrils (montagne de charbon) et ses quartiers d’habitation qu’on appelle les corons. Je me réjouis à ce sujet que le bassin minier ait été inscrit le 30 juin 2012, au patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO. C’est une décision très importante pour cette région, qui fait la fierté de ses habitants, comme cela avait été le cas pour le Burkina Faso avec le site de Loropéni. Je vois à cet égard des similitudes de caractère entre les habitants de ma région d’origine et ceux du Burkina Faso, qui ont en commun leur abnégation dans le travail et leur sens de l’hospitalité.
Source : Lefaso.net / Grégoire B. BAZIE



pj


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